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05/06/2008

...Vous seriez le dernier Woody Allen

Si vous étiez un film…


De nationalité américaine

Moderne comme une peinture abstraite et classique comme un chef d’œuvre

Léger comme une plume et profond comme la mer

Aussi spirituel et drôle qu’un bon Woody Allen

Avec autant de chaleur, de couleurs et de femmes qu’un bon Almodovar

Aussi frais qu’une poignée de roses tout juste écloses

Aussi pulpeux que les lèvres de Scarlett Johansson

Aussi ténébreux que le regard de Javier Bardem

Aussi dessiné que les courbes de Pénélope Cruz

Aussi dramatique que ses caprices

Aussi lyrique qu’un air de flamenco sous une tonnelle à Madrid

…alors  vous seriez le dernier Woody Allen, "Vicky, Cristina Barcelona", et vous seriez très heureux de vous voir, et vous auriez bien raison.





Morale : Est-il possible de rester vivant au cinéma quand on a déjà été génial ?

-Oui, si on prend le risque de s’ouvrir à une forme d’altérité, comme Woody Allen à l’Espagne et à Almodovar, qui se rapproche de lui-même et renouvelle son essence.

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-Non, quand on se voue à une répétition mécanique de tout ce qui a fait le génie, et qu’on se fige en momie caricaturale et désarticulée, sans vie et sans esprit (Spielberg, l’Indiana Jones en plastique).

28/05/2008

La Cannes attitude



Si j’y retourne un jour je serai très forte pour:

-me maquiller/bijouter en deux secondes

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(dessin réalisé avec maquillage)

-me changer dans les toilettes en une seconde, un pied botte un pied sandale

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-avoir l’air blasé en toutes circonstances, genre vieux de la vieille. Dire des phrases comme « Bon, Cannes c’est plus comme avant », « à l’époque, Cannes, tu vois, c’était Cannes, quoi».
ET, à la sortie des séances : être déçue par les films. Me gratter le menton d’un air circonspect et dire « La sélection est médiocre cette année».

Mais surtout, dans les rues de Cannes, sur la Croisette, dans les soirées :
Surtout ne pas avoir l’air détendu. Pas même à la plage, par inadvertance, ou à la terrasse d’un café. Etre affairée, tendue vers son but (être là où il faut être). Tout le monde n’ayant pas nécessairement le même but, bousculer tout le monde (avec l’inquiétude que le but de l’autre soit en fin de compte plus final que le vôtre). S’il s’avère que votre but ne sert à rien, changer de but rapidement l’air de rien comme on change de chemise, avec décontraction et assurance. Le nier, si besoin est :« Ah bon, j’ai changé de but ? Non, tu dérailles. Moi je fonce, je suis comme ça, je vais droit au but. »

Le top, c'est de réussir à être blasée, affairée ascendant hystérique en même temps. Vous pouvez commencer à vous entraîner, parce que c'est pas facile. 

10:54 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : cannes, us et coutumes

25/05/2008

La palme jaune: prof et ZEP sur tapis rouge!

ET voilà! La palme jaune, bien engagée comme on s'en doutait (Sean ne s'est donc pas renié, tout en glissant un ptit prix spécial à son pote Clint la classe, ouf) est décernée à.. à...

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 (pardon pour la blague j'ai pas pu résister)...

... Entre les murs, de Laurent Cantet, lui-même fils d'instits, adapté du livre de François Bégaudeau, enseignant-écrivain-acteur qui joue le rôle principal, un prof de français plongé en 3ème dans une ZEP, qui dialogue comme il peut avec ses élèves quand il se retrouve dans la cour et qu'il doit leur rendre des comptes (de langue) tout en la surveillant (sa langue).

Extrait:

" - T'façon tout le collège est au courant.
- Au courant de quoi ?
- Que vous nous avez insultées de pétasses.
- Je vous ai pas traitées de pétasses, j'ai dit qu'à un moment donné, vous aviez eu une attitude de pétasses, si tu comprends pas la différence t'es complètement à la rue ma pauvre.
- Vous savez c'est quoi une pétasse ?
-Oui je sais c'est quoi une pétasse et alors ? La question se pose pas puisque je vous ai pas insultées de pétasses.
- Pour moi une pétasse je suis désolée mais c'est une prostituée.
- Mais c'est pas du tout ça une pétasse.
- C'est quoi alors ?
- Une pétasse c'est... c'est... c'est une fille pas maligne qui ricane bêtement. Et vous à un moment, vous avez eu une attitude de pétasses. Quand vous vous êtes esclaffées, c'était comme des pétasses.
- Pour moi c'est pas ça, pour moi une pétasse c'est une prostituée.

Fin du dialogue.

Alors, pétasse, fille pas maligne ou prostituée?

Je peux pas vous donner la réponse, le film je l'ai pas vu, donc j'ai rien à en dire à part un dessin, et que ça a l'air très très bien.

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Pour le savoir, j'irai comme vous, vite dans les salles le 15 octobre. Et surtout ne ratez pas en janvier 2009 Les trois singes, de Ceylan (prix de la mise en scène, youpi). ET le Woody Allen espagnol, tellement sensuel, drôle et touchant à la fois, prévu en salles fin 2008.

Le monde est un ballon qui vit à fleur de peau

Hé oui, un peu de poésie de foot à l'heure où tout le monde se demande qui va gagner la palme. C'est ça, être à contre-courant. Bon, faut assumer, quoi.

Le moment le plus émouvant du docu Maradona by Kusturica, c'est celui-ci: Maradona vient de confier sobrement à Kusturica comme il regrette les années sombrées dans la drogue, comme il est conscient et coupable d'avoir gâché son talent. Puis il traverse la rue, lentement, et se trouve face à Manu Chao qui lui adresse alors La vida es una tombola.


S'il avait été Maradona, il aurait fait tout pareil.

Maradona reste planté là, à écouter l'hommage jusqu'au bout, mains dans les poches, émotion derrière les lunettes de soleil. Le monde est un ballon qui se vit à fleur de peau. C'est l'absolution qu'offre Kusturica à Maradona. Entre eux deux, entre dieux, on se comprend. Rémission de ses péchés, culte revendiqué; les egos des deux hommes font une mêlée (oui bon je sais ça c'est du rugby) du début à la fin du documentaire, qui s'ouvre sur une scène de concert où Kusturica à la guitare se fait appeler "Le Maradona du cinéma".

Oui, on voit Kusturica autant que Maradona, oui, le culte de l'église maradonienne qui exige de ses fidèles, pour tout baptême, un but de la main, est délirant. Oui, les bouts de dessin animé qui célèbrent la victoire de Maradona contre le vilain monde capitaliste sont lourdingues, pédantes les citations de Baudelaire et Jung. Mais, comme dit Hakim (rencontré au bar la Frégate l'autre soir), ex-footballeur professionnel qui a joué avec les plus grands quand il était petit, qui pense lui aussi que le foot aujourd'hui n'est plus ce qu'il était et qu'il faut repartir dans la rue, pour le plaisir de l'improvisation et le sens du jeu, 

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hé bien, le plus grand footballeur au monde, c'était Maradona.

Et grâce à lui, le petit homme aux jambes agiles, cheveux gominés et grand sourire, le public plutôt bien élevé du Grand Théâtre Lumière a soudain été secoué de olas (de vagues), de holas (de grands coucous frénétiques, Maradona, je suis là) et de hourras (vive le dieu de la main d'or!).

24/05/2008

La question de Noël: Sourira, sourira pas?

Ca fait cinq jours que j'ai vu le Conte de Noël.

Ca fait cinq jours qu'une question me hante, me ronge, me rend la vie difficile. Alors je vous la pose: quelqu'un sait-il pourquoi le visage de Catherine Deneuve est-il toujours figé? Pourquoi elle n'arrive pas à bouger autre chose que les sourcils? Pourquoi son chignon est-il toujours aussi chignonné? (bon ça je suis d'accord c'est un autre problème). Non, sérieusement, est-ce que son chirurgien esthétique s'est loupé?

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Je marmonne cette question en marchant dans la rue comme une folle, je fais de la peine aux passants. Parfois je me réponds à moi-même: Oui, bien sûr, c'est son chirurgien. Ou d'autres matins: non mais il suffit de voir les Parapluies de Cherbourg, c'est un handicap qu'elle a depuis l'enfance, quand elle était toute fraîche, mutine et amoureuse, elle exprimait déjà ses grands états d'âme par une paralysie faciale légère. Ou alors c'est le comble de la pudeur digne? Genre je souffre, vous ne le verrez pas. Aha, je vous ai bien eus! Vous m'aviez prise pour une vulgaire comédienne? Hé bien, c'est raté. Moi, je ne minaude pas. Je suis Catherine Deneuve. Si mon fils (dans le film, of course) s'étale sur le trottoir comme une merde, abandonné par toute sa famille (d'ailleurs ça c'est l'autre question qui me fait souffrir, mais je peux pas vous les poser toutes à la fois: pourquoi Mathieu Amalric suscite-t-il tant de haine? Franchement, il est marrant Amalric, il joue bien, il démolit (ouf) la structure de verre poli de cette famille aux liens tordus, nous on l'aime bien dans la salle)

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bref, donc, quand il s'étale, je bronche pas. De toutes façons je l'ai jamais aimé. (Pudeur? ironie? déni? bouillie?). Et quand j'apprends que j'ai un cancer, hop, je bronche pas non plus. Faudrait pas bouger trop le chignon, les cheveux vont finir par sortir.

Quand mon fils (à peine relevé) me donne un bout de sa moëlle épinière (quand je vous disais qu'il est sympa ce Mathieu), hop, je bronche à peine. Juste un peu, pour le fun, du bout du sourcil et du coin gauche de la lèvre supérieure. ET là, bang, je vous émeus quand même. Bin oui.

Et en plus c'est vrai.

23/05/2008

Wong Kar Wai en son et lumière

Vivre ivre et mourir en rêvant.

C'est le nom du vin qui fait oublier le passé, les hommes qui ont trahi, les femmes qui ont trompé, le temps qui passe. Le vin qui réduit en cendres la mémoire, trop douloureuse. Pour mieux me protéger, j'ai appris à rejeter d'abord, dit le samouraï du désert.

Wong Kar Wai, au goutte à goutte, décline les quatre saisons, au son du violoncelle

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et de la flûte, dans la lumière du désert, presque surréaliste, retravaillée depuis la première version de son film en 1994.

Ca devait donner ça:

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et maintenant ça donne ça:

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Les fables défilent doucement, celle de l'aveugle qui rêve de revoir les fleurs de pêchers, celle de la jeune fille pauvre qui n'a que son panier à oeufs à offrir pour venger la mort de son frère.

 

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 Le samouraï n'en veut pas, de ses oeufs, alors elle s'accroche à son panier et prend racine dans le sable désertique.

Bercée par Yo-Yo Ma et le doux ronflement de mon voisin de gauche, j'ai pris un plaisir paradoxal à ne rien comprendre du tout, noyée dans le lyrisme des éléments et le cycle infini du temps. Sans même avoir goûté au vin. C'était déjà pas mal.

14:44 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : ashes of time redux

La VRAIE montée des marches

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22/05/2008

Petit vocabulaire, suite illustrée.

-Invits

(abbréviation de "invitations")

Exemples: "T'as pas une invit?"

"Putain j'hallucine d'où t'as une invit toi?" 

Bouts de papiers format A 8 qui circulent d'une poche à une autre, qui ont une valeur infinie en début de soirée et jonchent les trottoirs à partir de 3h du matin. Avoir l'invit ou pas, c'est un peu comme avoir une raison de vivre, ou pas. Les pickpockets sont encouragés, c'est un peu comme avoir du culot, ou pas. (et donc être fait pour le show-bizz, ou pas).

-Le photo-call (les munitions sur la photo)

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(mot anglais qui se traduit par "la photo qui appelle")

Se dit de quinze minutes de torture infligée à l'équipe d'un film avant qu'elle ne monte les marches. L'équipe s'aligne, face au peloton d'exécution des photographes qui arment leur objectifs et SHOOT! La mitraille commence. C'est au photographe qui appellera ("call") le plus fort la star fusillée, afin de capter son dernier regard.

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-Star-fucker

(mot anglais qui se traduit par "personne qui sodomise une star")

Se dit d'une personne prête à tout pour nourrir son fantasme de Croisette (voir plus haut), et peut-être même (s'il y a moyen) à pratiquer l'acte sexuel.


Le star-fucker peut être motivé:

-par un enjeu professionnel (il veut vendre son film, trouver un distributeur, manger au Fouquet's, aller à la Villa Murano, acheter la plage Orange, ouvrir un salon de glaces)


-par un enjeu identitaire (être star serait une MST? Autre fantasme, tout aussi dangereux, qui se balade sur la Croisette). Certains individus, conscients de ce risque, prennent leur précaution.

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(Remarquez qu'aucun d'entre eux n'a l'air effrayé)

-par amour pur et désintéressé de la star. Le star-fucker se rapproche dans ce cas du star-lover, plus romantique.

Petit vocabulaire cannois à l’usage des novices

-L’Accred

Le sésame de Cannes. Abbréviation pour "carte d’accréditation".
Exemples: « t’as quoi comme accred? »
 « Montre-moi ton accred. »
« Oouah, la belle accred ! »

C’est la clé qui vous ouvre les portes du festival, qui vous donne l’air de quelque chose, sans laquelle on a l’air de rien, qui vous rend crédible, comme son nom l’indique, aux yeux de toute la population cannoise. Existe sous différentes formes (à peu près 5), plus ou moins classe. L’accred de merde ne te donne le droit que de voir des films inconnus de tous et qui le resteront, l’accred grande classe t’envoie direct sur la terrasse du Noga Hilton de la quinzaine des réalisateurs.

-Se porte au bout d’un cordon, autour du cou, comme un talisman.
-Donne le droit de marcher d’un air pressé et de pousser les gens (pas que ça à foutre, moi, j’ai une accred).

-Le Buzz

Evénement promu avec tant d’efficacité que c’est là où il faut être. Si tu n’es pas au courant du « buzz », c’est que soit tu es out, soit le buzz est raté.

-La Cébette

Petit oignon blanc formé et frais que les Niçois utilisent dans les salades ou les anchoïades. Ingrédient indispensable de la vraie salade niçoise (qui ne comporte pas du tout de haricots verts contrairement à ce qu'en font les Parisiens)

-Le Contre-Buzz

Evénement qui fait concurrence à l’autre. Si on connaît le contre-buzz, c’est déjà ça, ça peut même être total hype.
Dire « je crée le buzz », et pas « mais c’est quoi ce buzz ? » (très ringard)

-La Croisette

Lieu de toutes les frustrations et de tous les fantasmes, rempli de gens agglutinés collés aux barrières qui rêvent de croiser leur star préférée. Fantasme voué à la frustration, puisque les dites barrières séparent le trottoir gris des fantasmants du chemin rouge des fantasmés.  Système pervers qui génère pas mal de fric.

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21/05/2008

L'envers du Grand Journal: Répèt

En deux vidéos, David Guetta en T-Shirt vert qui mixe comme un, heu, comme un mec dans un camping l'été, enfin, bon, moi j'aime bien les campings l'été. (et le danseur en play-back qui move son body).


GrandJournal
envoyé par jneveux

L'Atelier des Guignols!

La visite de l'atelier des Guignols, c'était, en un mot,  guignolesque. De l'artisanat génial.

La palette de maquillage (hé oui, eux aussi.)

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Tous couchés sur la table, assez effrayants.

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Les mains, qui débordent des placards. C'est par les mains qu'ils parlent le plus!

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Et les femmes et les hommes qui donnent vie aux marionnettes, sous leurs capuchons noirs.  (Deux personnes par marionnette, je vous montre vite les vidéos).

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Du beau boulot.

20/05/2008

Inside le Grand Théâtre Lumière

ALORS DONC, j'ai maintenant la réponse à la question la plus douloureuse du monde: où va-t-on en haut des ces foutues marches rouges? Quand on s'est fait mitrailler (ou mollement prendre en photo parce qu'un pote qui marche à côté vient de faire une blague genre "Oh la la, vous l'avez reconnue?" Et là le photographe pas trop convaincu vous donne le bénéfice du doute et clic clac dans la boîte. (Un souvenir pour vos arrières petits-enfants?)

Et, bien, on va voir un film. Enfin seulement si on montre nos billets de lumière.

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Ensuite, on assoit son derrière dans la salle de lumière et avec un peu de chance son derrière se retrouve pas trop loin de l'équipe du film.

Puis le noir se fait, le générique commence, les gens applaudissent par-ci par-là quand c'est le nom de leur boîte qui apparaît, d'autres rigolent, puis le film commence dans un silence religieux. Quand la lumière se rallume, les projos guettent les réactions des stars au milieu, pendant que les applaudissements dans la salle donnent la température du public. Et le film continue sur le gran écran de lumière, cette fois avec les visages en gros plan des stars, leurs bisous (Spielberg), leurs tapotis sur l'épaule (Woody Allen), leurs hugs hugs (Meirelles), leurs larmes chaudes regards noyés (Desplechin)... ET là, panique à bord: où diable donner du regard? Pour de vrai, de loin, ou sur l'écran, tellement plus près? (a part si le derrière en question est vraiment très riche ou très connu, mais là, on y est pas tout à fait).

Voici les deux versions comparées: là, Bono fait du gringue courtois à Penelope (scoop?).

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ET là on voit carrément son regard désirant (enfin derrière ses lunettes quand même) caresser son épaule, ou, tiens, une genre de fierté paternelle (SCOOP?)

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Et là, on dirait presque que Woody me regarde.

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C'est ça, la magie du cinéma. C'est peut-être flou, c'est parfois de mauvais goût, mais c'est en lumière, et c'est tellement plus près. En plein dans les yeux.

Le brouillon: Serbis, de Brillante Mendoza

Drôle d'ambiance à Cannes hier, comme un parfum dépressif dans les airs. Drôle de temps, mi soleil mi pluie mi nuages, lourd et venté, pas orageux non plus, un temps qui pèse sans éclater. Bof agréable.

Drôle de film hier aussi. Ca s'appelle comme ça:

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Serbis, ça veut dire "Service". Entendez "Passe", "Pipe", prostitution quoi. J'ai aussi entendu "choupot koups phouet nirlup blow job chrub nsouchoui three hundred dollars rathckoukop chilutenppour thank you"

En fait j'ai vu que ça.

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C'est un brouillon pas fini, comme le film, un peu brouillon, cru, pas franchement drôle ni franchement sexuel.

Je suis partie au milieu. C'était peut-être mieux après.

13:50 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (3)

On peut pas compter sur les stars

Figurez-vous que l'autre jour, hop je tombe sur Christian Slater qui était en train de se faire prendre en photo dans les studios Harcourt.

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 Il sort tranquille Emile du studio, je lui dis "Hi, Nice meeting you Christian Bale" (Bin oui je suis pas encore trop au top de ma pipolisation), lui, pas rancunier, me regarde dans les yeux avec un sourire au coin des lèvres, et après, la pudeur m'interdit d'en parler, la preuve par l'image.

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Quelques heures plus tard, que ne vois-je pas sur le tapis rouge?

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Mon sang n'a fait qu'un tour des pieds à la tête et sans passer par le coeur, d'où un petit problème d'irrigation et une paleur subite qui a trahi mon désarroi.

Christian, Bale ou Slater, qui que tu sois, on me traite pas comme ça.

On peut vraiment pas compter sur les stars.

19/05/2008

Cannes, c'est aussi...

Cannes! AAAAââh, Cannes, toute l'année, Cannes et ses plages de sable fin,

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 ses palmiers fièrement exotiques,

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 son petit port de pêche, où mouillent ses modestes bateaux,

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 qui patientent là, en attendant que...Que... Que quoi d'ailleurs?

17:39 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : cannes, tourisme

JUDE!!!

EN DIRECT, les photos de Juuuuude tout juste prises sur la plage du Majestic! (dont le passage a tout naturellement provoqué l'hystérie collective, voix féminines, gorges ouvertes et sourires aguicheurs).

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Entendu sur la Croisette juste après son départ: Moi, c'est simple, je quitte tout pour lui. Ou: Ce mec est une Bombe Sexuelle. ET: Juuuuuude, I love yououou. C'est que le Jude, il sait donner de son sourire par-ci par-là...juste pour aiguiser l'espoir. Ouais, tous des salauds.

16:49 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : jude law, cannes

Le pudding de Spielberg: Indiana Jones et le royaume du crâne en plastique

 La recette, the recipe, en exclusivité!

Se munir de patience et des ingrédients suivants:

-effets spéciaux (300 Kgs)

-bombe nucléaire (1 fera l'affaire)

-Harrison Ford avec son chapeau mou (1 seul, mais encore athlétique)

-Cate Blanchett avec l'accent ukrainien (et la coupe de Mireille Matthieu)

-la guerre froide avec des Russes, du KGB et du FBI (en grande quantité)

-un petit cours d'archéologie

-des avions en carton pâte version studio rigolo qui traversent des cartes géantes

-les cartes écrites en énigme

-la jungle, (avec ses lianes et ses singes (numérisés))

-la femme hystérique mais sympa quand même (parce qu'on peut pas s'empêcher)

-des coups de théâtre, des coups de poing, des coups de gueule, des coups bas, des coups francs, des coups de feu, des cous brisés (tout le temps)

-des toiles d'araignée

-des Roswell (par milliers)

-des cascades comme on les aime (dans l'eau, dans l'air, dans la rue, dans les bibliothèques)

-des pyramides friables (il faut qu'elles tiennent un peu debout au début)

 

Mettre tout ça dans le shaker assez longtemps, jusqu'à obtenir un TNI, Truc Non Identifié, qui pétarade dans tous les sens. Faut que ça mitraille, que ça grouille de fourmis rouges numérisées.

Saupoudrer d'un glacis de nostalgie bon enfant (Harrison, 19 ans plus tard). Surtout ne pas oublier la touche finale: le crâne en plastique cheap bleu gluant (pour faire office de cristal), qui résiste à l'eau, aux sables mouvants, aux milliards d'années, à l'univers, à la galaxie. Et voic le résultat:

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Précautions d'usage: le pudding peut rester quelque temps sur l'estomac et être assez difficile à mastiquer.On peut en offrir des petits bouts à ses invités pour l'apéro, avec un verre de cognac, et les déguster au 40ème degré. Vos enfants l'apprécieront sans doute au goûter, trempé dans un bol de lait.

18/05/2008

Parenthèse théâtrale

La minute de pub: je sors à l'instant de la projection d'Indiana Jones, le pudding tout juste sorti de la cuisine Spielberg, je vous donne demain sans faute la recette, ça vaut le détour, une vraie bombe gastronomique, et je vous dirai aussi comme le Woody Allen espagnol est jouissif.

Et donc, pendant les cascades en cascade dans les grottes, les pyramides et les jungles, je me suis dit, Much Ado About Nothing, tant de bruit pouet pouet pour rien.

Alors qu'en ce moment, pour encore trois représentations, au Funambule, dans le 18ème, à Paris, il y a un peu de bruit pour beaucoup. C'est Je serai toujours là pour te tuer, et il faut courir le voir. (et je suis presque pas partie prenante, mon esprit critique tâche de tenir le coup).

Les Trois singes, de Ceylan

En quelques dessins.

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La langueur de l'été, des couleurs plus subtiles que sur mes croquis, les peaux moites, le drame d'une famille dénouée par l'hypocrisie d'un politique bouffi.

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On entend le vent qui souffle, le chant du minaret, les portes qui grincent, les souvenirs douloureux qui reprennent forme lorsque le fragile équilibre de l'amour s'abîme.

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Un film à fleur de peau.

16:44 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : critique film, cannes

17/05/2008

I did it!

Yes, I did it!

Il m'arrive des trucs complètement fous depuis que je suis ici. A faire pâlir d'envie, heu, les envieux.

 J'ai donc:

 - dîné à un mètre de la blanche Julianne Moore

-frôlé la robe scintillante de Jeanne Balibar

-marché sur celle d'Elsa Zylberstein

-discuté avec Emmanuelle Devos à la sortie du Conte de Noël, en lui demandant pourquoi Elisabeth haïssait donc tant son frère, alors que c'était Matthieu Amalric et qu'il avait l'air sympa au fond.

-négocié avec Stéphane Bern une photo en échange d'une légende pornographique (donc je suis pas responsable de la dérive de ce blog)

-paparazzé Beigbeder qui descendait de son scooter, Ardisson qui parlait business you know, Louise Bourgoin qui bossait dans les studios de Canal, Michael Moore (hum qui avait pas l'air content)

-écouté David Guetta répéter son show du soir (bof)

-vu (dans mes rêves?) Gaël Garcia Bernal me mater (mais bon quand il s'est levé c'était moins bien, et en plus il joue un tel gros méchant dans Blindness que ça donne pas envie)

ET... ET...

-Fumé une clope à côté de Sean Penn!!  (lui aurais bien parlé, mais son garde du corps m'a dégagée du regard ça m'a donné des frissons dans le dos). Je confirme que Sean Penn est beau comme un dieu, et froid comme un glaçon, sauf avec Natalie Portman qui l'a rejoint juste après et qu'il a huggée. Mouais.

-failli discuter de la vie, l'amour, la mort, tout ça, quoi, avec tout plein d'autres gens comme ça, comme vous et moi, genre Clint, Woody, Harrison.

Alors, si tout ça, ça vous change pas une femme, bin, heu, c'est que vos pieds sont un peu trop plantés là.

17:40 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : cannes, people

 
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